Mais quel est donc cet objet fixé à un candélabre de la rue Madame Carré de Malberg ?

Il s’agit d’un capteur de chaleur et d’humidité dans le cadre d’une thèse “îlot de chaleur urbain (ICU) de Metz Métropole”, menée par Nassima Hassani de l’Université de Metz en co-tutelle avec celle de Casablanca, et dont Metz Métropole est partenaire technique et institutionnel.

– 3 grands objectifs : diagnostiquer l’ICU (phénomène de surchauffe des secteurs urbanisés, notamment les soirs en été), modéliser l’ICU (ainsi que son évolution dans le futur, cf. scénarios du GIEC), l’articuler avec les politiques publiques de la Métropole et des Communes membres.

– Avancement : la thèse a démarré fin 2018, son achèvement est prévu en fin 2021, début 2022.

– Les diagnostics sur le périmètre de Metz Métropole, sont de 4 types :

  • des mesures fixes avec environ 25 capteurs (enregistrement des températures et de l’humidité) posés sur des candélabres, suite aux accords des communes membres, dont Lorry-lès-Metz depuis début juillet 2020.

  • des mesures mobiles : l’Université a instrumenté un vélo avec une mini-station météo et réalise des parcours pour enregistrer des données, certains soirs de canicule.

  • des mesures mobiles de précision, par une caméra thermique montée sur drone : une expérimentation a été réussie en juillet 2019 sur le Plateau de Frescaty.

  • le traitement d’images satellites permettant de couvrir l’ensemble du territoire de La Métropole pour l’ICU de surface.